Pepe CHICKEN by fastgood cuisine avis vidéo et retour après plusieurs tests

La livraison de menus street-food inspire souvent la méfiance, même chez les habitués des nouveautés culinaires proposées sur internet. Les enseignes virtuelles, boostées par des influenceurs, échappent parfois aux codes du fast-food traditionnel. Pepe CHICKEN by fastgood cuisine multiplie les commandes et suscite des réactions tranchées parmi les consommateurs.

Plusieurs séries d’essais étalées sur plusieurs semaines permettent de dresser un constat net. Les critères d’évaluation évoluent selon la plateforme de commande, le créneau choisi et la constance des recettes affichées en ligne.

Pepe CHICKEN by fastgood cuisine : que vaut vraiment ce concept après plusieurs dégustations ?

Pepe Chicken s’est taillé une place sur le créneau très concurrentiel du poulet frit à l’américaine, en misant d’emblée sur un modèle 100% virtuel. Portée par Charles Gilles-Compagnon, la figure derrière FastGoodCuisine, chaîne YouTube suivie par près de cinq millions de personnes, et Anton Soulier, fondateur de Taster, l’enseigne s’appuie sur la puissance des plateformes de livraison pour déployer sa marque dans près de 70 villes en France et en Belgique. Ici, pas de salle où s’attarder, tout se joue dans l’ombre des cuisines partagées, à la croisée du digital et de la street-food.

La communication fait mouche : « Pepe Chicken est le poulet qui fait pleurer », une signature qui colle à la promesse d’une expérience relevée, pensée pour une clientèle jeune, connectée et friande de sensations. L’enseigne a rapidement intégré le top 10 des plus commandées sur Uber Eats et Deliveroo, bousculant des géants installés comme McDonald’s ou KFC. Derrière la façade marketing, le pari s’avère plus subtil : trouver une signature gustative, créer du distinctif là où la concurrence se contente souvent de copier-coller les standards américains.

Pour l’instant, la carte reste centrée sur le poulet, pané, épicé, servi avec des frites ondulées et des sauces maison. Les recettes végétariennes sont encore absentes, même si l’équipe y travaille, tandis que Taster, maison-mère, déploie en parallèle d’autres concepts digitaux (Dirty Vegan, Out Fry) pour couvrir toute la palette des envies. L’ouverture de restaurants physiques est évoquée, mais pour l’instant, tout se joue sur la promesse d’un poulet livré rapidement, soigné et accessible.

Femme souriante enregistrant une vidéo avec poulet frit

Mon retour d’expérience en vidéo : saveurs, points forts et axes d’amélioration

Après plusieurs tests sur différents créneaux de livraison, le verdict tombe : Pepe Chicken tient la route. Du moins sur ses fondamentaux. La panure accroche la lumière, dorée, craquante sans être grasse ; l’assaisonnement tape juste, ni trop fade, ni saturé de sel. Les portions sont calibrées, les accompagnements soignés : frites ondulées qui résistent plutôt bien au trajet, sauces maison, quelques pickles pour réveiller le tout. À l’ouverture du packaging, l’identité visuelle saute aux yeux, cohérente de l’emballage à la présentation en ligne.

Un point fort revient à chaque commande : la tenue du poulet à la livraison. Même après vingt minutes dans le sac du livreur, le croustillant survit, là où tant d’enseignes de dark kitchen laissent tomber. Le slogan, « Pepe Chicken est le poulet qui fait pleurer », prend tout son sens sur les recettes les plus épicées, parfaitement calibrées pour les amateurs de sensations fortes.

Quelques réserves émergent cependant. Face à la demande croissante, l’offre gagnerait à s’étoffer : plus de choix, des recettes saisonnières, et surtout l’arrivée attendue d’alternatives végétariennes. Côté service, la modularité des menus reste limitée, impossible, par exemple, de choisir précisément ses sauces ou de composer son menu à la carte, un manque qui freine la personnalisation. Le positionnement « accessible » est respecté, mais l’expérience gagnerait à s’affirmer, comme le fait déjà Taster avec ses autres marques digitales.

Voici, de façon synthétique, les points marquants relevés au fil des commandes :

  • Saveur : panure travaillée, dosage maîtrisé des épices.
  • Livraison : qualité stable, emballage efficace, poulet toujours croustillant à l’arrivée.
  • Axes d’amélioration : enrichir la carte, proposer des alternatives végétariennes, offrir plus de flexibilité dans la composition des menus.

Pepe Chicken avance à grands pas dans le paysage de la street-food virtuelle. Reste à voir si la marque saura transformer l’essai, en s’ouvrant à une clientèle plus large et en renouvelant ses recettes. Le poulet a trouvé son terrain de jeu : la suite s’écrira, plat après plat, au rythme de nos commandes.